Laproduction de l’activité humaine en tant que travail, qu’activité entièrement étrangère à elle-même, à l’homme et à la nature, à la conscience et à la vie concrète : existence abstraite de l’homme qui n’est plus qu’un homme de peine, qui, chaque jour, déchoit de son néant comblé dans le néant absolu – dans sa non-existence sociale et Laconscience de soi est-elle immédiate ? A. La conscience de soi paraître être immédiate. Le mot conscience a eu pendant longtemps une signification morale. La conscience est en ce sens un conseiller qui nous avertit de ce que nous devons faire, et c’est aussi un juge qui se prononce sur ce que nous avons fait. Tel est le sens de l’expression « Ici la question était de savoir si la liberté est ou n'est pas une illusion de la conscience. C'est ce qui a été traité dans le développement organisé sous forme de trois axes : la conscience de la liberté, le problème du déterminisme, et la possibilité d'atteindre une liberté véritable. Dans un premier temps, nous Maisla conscience de classe elle-même n'est pas lucide : celle de la bourgeoisie s'imagine être la seule, celle du prolétariat est « aliénée » ou fausse dès lors qu'elle doit remplacer Toutedissertation classe et organise des idées, des réponses ou des tentatives de réponses. Le but est de constituer un plan pour répondre au problème suivant : peut-on réduire la conscience à un processus cérébral ? 1re étape : il faut organiser un ensemble d’arguments philosophiques répondant à la question posée. Problématique> Comment pourrait-on être trompé en rejoignant la société? I) L'Homme doit éveiller sa conscience pour savoir si elle nous trompe réellement A. La xt6krK. Fiche de cours la conscience Conscience psychologique La conscience est étymologiquement un savoir » accompagnant l'existence, la pensée et l'action d'un sujet. Comme présence à soi et aux choses, la conscience est dite psychologique. I/ Conscience morale En se distanciant des objets sur lesquels elle porte, la conscience peut les juger elle peut évaluer ce qui est les faits d'après ce qui doit être les valeurs. En ce sens, la conscience est morale. A La conscience peut-elle nous tromper ? La conscience, illusion du sujet ? La conscience est ambiguë si rien n'est connaissable sans elle comment savoir quelque chose sans en avoir conscience ?, elle n'en est pas moins sujette à l'erreur et à l'illusion. En effet, le sujet tend à prendre ce dont il a conscience son point de vue particulier pour la seule réalité existante, et ainsi à s'illusionner sur le réel. Le sujet, illusion de la conscience ? Or, l'illusion fondamentale du sujet conscient ne porte-t-elle pas sur lui-même ? La conscience d'être un sujet véritable n'est-elle pas la plus grande illusion ? Kant nous assure du contraire Le je prouve que j'agis par moi-même, que je suis un principe et non un résultat ». Se dire libre c'est se poser comme le sujet de ses actions et de sa pensée c'est moi qui agis et qui pense. C'est avoir conscience de soi comme d'un être ayant une identité personnelle unifiée, stable, et capable de se déterminer lui-même. Mais cette conscience est-elle fiable ? La conscience d'exister comme sujet pensant prouve-t-elle vraiment l'existence d'un tel sujet, ou n'est-elle qu'une illusion ? Faut-il dire cogito je pense » avec Descartes, ou cogitatur ça pense » avec Nietzsche ? Mais si le sujet n'existe pas comme principe, disparaît-il alors moralement, c'est-à-dire comme valeur ? L'idée de sujet conscient perd-elle toute valeur ? La réponse de Descartes Le doute retourné contre le scepticisme C'est pour vaincre le scepticisme, donc pour fonder le dogmatisme établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences », que Descartes entreprend de douter de tout. En effet, il voit dans le doute le moyen d'atteindre l'indubitable une pensée absolument certaine résistant absolument au doute. Ce doute méthodique repose principalement sur les arguments du rêve ne produis-je pas moi-même toutes mes pensées ? et du malin génie ne serais-je pas le jouet d'un être trompeur ?. Quelle garantie ai-je d'être bien réglé » ou bien calibré » comme on le dit d'un instrument de mesure ? Qu'est-ce qui me prouve que ce à quoi je pense existe vraiment et que mes idées correspondent à la réalité ? Le cogito je pense donc je suis Descartes découvre qu'une pensée résiste au doute c'est qu'il est vrai que j'existe, moi qui pense cogito, — si je n'existais pas, je ne pourrais ni penser ni douter de mon existence ! Je ne peux pas ne pas être, quand je pense que je suis. L'existence du sujet pensant ou doutant est une évidence indubitable. Mais que suis-je ? Je suis une chose pensante », une substance pensante et consciente un sujet absolu, un esprit, une âme. La conscience est l'évidence fondamentale, la connaissance constituant le fondement et le modèle de toute vérité . Comment trouver des cours de philo ? B Avoir conscience, est-ce juger ? Une relation de soi aux choses et de soi à soi Selon l'étymologie latine, la conscience est un savoir accompagnant quelque chose. Elle signifie donc que quelque chose est su par le sujet ; le sujet se sait en relation avec une réalité, perçue plus ou moins clairement. Conscience psychologique et conscience morale La conscience peut porter sur des faits ce qui est ou sur des valeurs ce qui doit être. Dans le premier cas, la conscience est dite psychologique. Elle est spontanée et/ou réfléchie. Son objet est extérieur les choses ou intérieur la vie subjective ; présent attention..., passé souvenir, regret... ou futur attente, projet... ; possible hypothèse... ou impossible imagination, illusion.... Elle émet des jugements de fait ou d'existence il y a ceci, ceci est cela…. Dans le second cas, la conscience est dite morale elle émet des jugements de valeur. Elle est alors comme un juge intérieur, évaluant ce qui est faits, actes, pensées… d'après ce qui doit être, c'est-à-dire d'après des valeurs ou des normes morales, religieuses, politiques, juridiques, esthétiques.... Toute conscience est-elle morale ? Mais faut-il vraiment séparer la conscience psychologique de la conscience morale ? Ne serait-ce pas, comme le dirait Descartes, prendre une distinction formelle valable seulement en pensée pour une distinction réelle valable dans la réalité ? En effet, toute conscience est toujours un certain écart par rapport à ce qui est. Or, toute prise de distance n'implique-t-elle pas une certaine évaluation et un certain choix ? La conscience n'est-elle pas alors essentiellement morale ? La réponse de Alain La conscience fait face à ce qui est... Perdre conscience s'évanouir, c'est cesser d'être présent à soi et au monde. Au contraire, revenir à soi, c'est revenir au monde, c'est-à-dire précisément à autre chose que soi » Paul Valéry. La conscience psychologique fait qu'un être n'est pas seulement dans le monde une chose parmi les choses, mais est aussi devant le monde un sujet face à un objet, ou face à d'autres sujets . ... et le juge au nom des valeurs Or, parce qu'elle est l'acte par lequel l'esprit se dédouble et s'éloigne à la fois de lui-même et des choses », la conscience permet la reprise critique de ce qui est. Parce qu'elle oppose ce qui doit être la norme à ce qui est le fait, la conscience est toujours morale elle juge et elle incite à rectifier ce qui n'est pas fidèle à ses valeurs. La morale consiste à se savoir esprit et, à ce titre, obligé absolument car noblesse oblige », conclut Alain. Introduction conscience et subjectivité. Selon Descartes, la conscience assure la liaison entre l’âme et le corps, elle est la condition de toute connaissance. C’est donc de ce point de vue que la conscience a d’abord partie liée avec la mémoire. La conscience s’exprime par la pensée qui est soit directe, si elle désigne l’objet de son expérience extérieure, soit réfléchie, si elle est conscience de soi. La conscience est étymologiquement un savoir » du latin scientia accompagnant cum, avec » l’existence, la pensée et l’action d’un sujet. Comme présence à soi et aux choses, la conscience est dite psychologique. En se distanciant des objets sur lesquels elle porte, la conscience peut les juger elle peut évaluer ce qui est les faits d’après ce qui doit être les valeurs. En ce sens, la conscience est morale. La déduction du cogito Descartes Méditations métaphysiques ; Magnard p 22 I Être conscient de l’attention à des faits de conscience II Avoir conscience de la prise en compte s’un obstacle, d’une difficulté III Prendre conscience de l’éveil à une réalité nouvelle IV La conscience humaine privilège de l’homme ou épiphénomène ? La conscience, un effet de surface des instincts Nietzsche Volonté de puissance, Hatier1 p 49-50 V L’identité de soi est déposée dans la mémoire - Locke le proprioceptif - Leibniz ; Bréal p 22 Conclusion les pathologies de la conscience et la lucidité a la névrose b la psychose c la fausse conscience et l’aliénation d la lucidité e l'attention 1. La conscience peut-elle nous tromper ? 2. Avoir conscience, est-ce juger ? Conscience psychologique. La conscience est étymologiquement un savoir » du latin scientia accompagnant cum, avec » l’existence, la pensée et l’action d’un sujet. Comme présence à soi et aux choses, la conscience est dite psychologique. Conscience morale. En se distanciant des objets sur lesquels elle porte, la conscience peut les juger elle peut évaluer ce qui est les faits d’après ce qui doit être les valeurs. En ce sens, la conscience est morale. La conscience peut elle se tromper ? La conscience, illusion du sujet ? La conscience est ambiguë si rien n’est connaissable sans elle comment savoir quelque chose sans en avoir conscience ?, elle n’en est pas moins sujette à l’erreur et à l’illusion. En effet, le sujet tend à prendre ce dont il a conscience son point de vue particulier pour la seule réalité existante, et ainsi à s’illusionner sur le réel. Le sujet, illusion de la conscience ? Or, l’illusion fondamentale du sujet conscient ne porte-t-elle pas sur lui-même ? La conscience d’être un sujet véritable n’est-elle pas la plus grande illusion ? Kant nous assure du contraire Le je prouve que j’agis par moi-même, que je suis un principe et non un résultat ». Se dire libre c’est se poser comme le sujet de ses actions et de sa pensée c’est moi qui agis et qui pense. C’est avoir conscience de soi comme d’un être ayant une identité personnelle unifiée, stable, et capable de se déterminer lui-même. Mais cette conscience est-elle fiable ? La conscience d'exister comme sujet pensant prouve-t-elle vraiment l'existence d'un tel sujet, ou n'est-elle qu'une illusion ? Faut-il dire cogito je pense » avec Descartes, ou cogitatur ça pense » avec Nietzsche ? Mais si le sujet n’existe pas comme principe, disparaît-il alors moralement, c’est-à-dire comme valeur ? L’idée de sujet conscient perd-elle toute valeur ? La conscience de soi est indubitable Descartes " Je pense, donc je suis. " Descartes, Discours de la méthode 1637, IVe partie. Problématique La conscience de soi prouve-t-elle l’existence du sujet pensant, ou n’est-elle qu’une illusion ? Explication Le doute retourné contre le scepticisme. C’est pour vaincre le scepticisme, donc pour fonder le dogmatisme établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences », que Descartes entreprend de douter de tout. En effet, il voit dans le doute le moyen d’atteindre l’indubitable une pensée absolument certaine résistant absolument au doute. Ce doute méthodique repose principalement sur les arguments du rêve ne produis-je pas moi-même toutes mes pensées ? et du malin génie ne serais-je pas le jouet d’un être trompeur ?. Quelle garantie ai-je d’être bien réglé » ou bien calibré » comme on le dit d’un instrument de mesure ? Qu’est-ce qui me prouve que ce à quoi je pense existe vraiment et que mes idées correspondent à la réalité ? Le cogito je pense donc je suis. Descartes découvre qu’une pensée résiste au doute c’est qu’il est vrai que j’existe, moi qui pense en latin cogito, — si je n’existais pas, je ne pourrais ni penser ni douter de mon exis- tence ! Je ne peux pas ne pas être, quand je pense que je suis. L’existence du sujet pensant ou doutant est une évidence indubitable. Mais que suis-je ? Je suis une chose pensante », une substance pensante et consciente2 un sujet absolu, un esprit, une âme. La conscience est l’évidence fondamentale, la connaissance constituant le fondement et le modèle de toute vérité 3. Débat et enjeu L’évidence est-elle une preuve ? Selon Descartes, nous ne saurions nous empêcher de croire que cette conclusion Je pense, donc je suis, ne soit vraie ». Mais que prouve cette impossibilité psychologique de douter ? Le fait d’être convaincu l’intensité subjective d’une conviction montre sans doute qu’on n’arrive ni à douter ni à penser différemment — mais il ne prouve pas que l’on a raison de n’y pas arriver ! L’évidence ou la certitude sont des sentiments, des états mentaux de fait. La certitude qu’il y a des certitudes de droit n’est jamais qu’une certitude de fait », conclut Marcel Conche, ajoutant que lorsque le philosophe prétend parler des choses, il ne fait que parler de lui-même » il ne dit pas ce qui est, mais ce qui lui apparaît avec le plus de force. Nul n’échappe à sa conscience, c’est-à-dire à son propre point de vue — toujours relatif ! Y a-t-il vraiment un sujet pensant ? Il y a certes de la pensée. Mais est-ce vraiment celle d’un sujet substantiel le mot latin pour sujet », subjectum, vient de subjacere, se tenir sous » ? Le je » ego cartésien est-il vraiment le sujet de la pensée ? Le sujet conscient n’est-il pas l’effet ou le produit de quelque chose d’autre, qui n’est pas conscient ? N’est-il pas une illusion perceptive...Pour l'empiriste David Hume, le sujet substantiel est une croyance, certes vive et forte, mais qui ne correspond à rien de réel à rien dont on puisse faire l'expérience. C'est notre habitude de percevoir un flux incessant et très rapide d'impressions intérieures discontinues qui nous fait croire en la simplicité et en la stabilité d'un moi ». Le sujet est donc une fiction substantialiste, un effet de langage ce que j'appelle moi ». ...ou grammaticale ? Nietzsche affirme de même que la croyance au sujet dérive de la grammaire le sujet grammatical. Or, que le verbe penser » ait besoin d’un sujet grammatical ne prouve pas son existence substantielle ou réelle ! Quelque chose pense, mais que ce quelque chose soit justement l’antique et fameux “je”, ce n’est à tout le moins qu’une supposition, une allégation, ce n’est surtout pas une “certitude immédiate”. » Le sujet conscient non plus principe, mais résultat. Plus généralement, ne faut-il pas expliquer le sujet conscient » par des phénomènes dont il n’a pas conscience ? N’est-il notamment pas le produit de conditions matérielles, sociales et historiques ? Karl Marx montre comment le sujet conscient est déterminé et même aliéné par les représentations sociales dominantes, corrélées aux conditions matérielles infrastructures économiques. N’est-il pas aussi déterminé par l’inconscient psychique Freud ? Bref, le sujet conscient est désormais vu comme le résultat d’une histoire à la fois naturelle Darwin…, sociale Marx… et psychologique Freud…. Mais s’il n’est plus un principe métaphysique, le sujet conscient peut cependant demeurer une valeur, c’est-à-dire une exigence et un combat. Avoir conscience, est ce juger ? Une relation de soi aux choses et de soi à soi. Selon l’étymologie latine conscientia, la conscience est un savoir scientia accompagnant cum quelque chose. Elle signifie donc que quelque chose est su par le sujet ; le sujet se sait en relation avec une réalité, perçue plus ou moins clairement. Conscience psychologique et conscience morale. La conscience peut porter sur des faits ce qui est ou sur des valeurs ce qui doit être. Dans le premier cas, la conscience est dite psychologique. Elle est spontanée et/ou réfléchie. Son objet est extérieur les choses ou intérieur la vie subjective ; présent attention..., passé souvenir, regret... ou futur attente, projet... ; possible hypothèse... ou impossible imagination, illusion.... Elle émet des jugements de fait ou d’existence il y a ceci, ceci est cela…. Dans le second cas, la conscience est dite morale elle émet des jugements de valeur. Elle est alors comme un juge intérieur, évaluant ce qui est faits, actes, pensées… d’après ce qui doit être, c’est-à-dire d’après des valeurs ou des normes morales, religieuses, politiques, juridiques, esthétiques.... Toute conscience est-elle morale ? Mais faut-il vraiment séparer la conscience psychologique de la conscience morale ? Ne serait-ce pas, comme le dirait Descartes, prendre une distinction formelle valable seulement en pensée pour une distinction réelle valable dans la réalité ? En effet, toute conscience est toujours un certain écart par rapport à ce qui est. Or, toute prise de distance n’implique-t-elle pas une certaine évaluation et un certain choix ? La conscience n’est-elle pas alors essentiellement morale ? La conscience est toujours morale Alain " Toute conscience est d’ordre moral, puisqu’elle oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est. " Alain, Histoire de mes pensées 1936, chap. Abstractions ». Problématique La conscience psychologique et la conscience morale sont-elles différentes, ou sont-elles deux formes d’une même conscience ? Explication La conscience fait face à ce qui est...Perdre conscience s’évanouir, c’est cesser d’être présent à soi et au monde. Au contraire, revenir à soi, c’est revenir au monde, c’est-à-dire précisément à autre chose que soi » Paul Valéry. La conscience psychologique fait qu’un être n’est pas seulement dans le monde une chose parmi les choses, mais est aussi devant le monde un sujet face à un objet, ou face à d’autres sujets . ... et le juge au nom des valeurs. Or, parce qu’elle est l’acte par lequel l’esprit se dédouble et s’éloigne à la fois de lui-même et des choses », la conscience permet la reprise critique de ce qui est. Parce qu'elle oppose ce qui doit être la norme à ce qui est le fait, la conscience est toujours morale elle juge et elle incite à rectifier ce qui n'est pas fidèle à ses valeurs. La morale consiste à se savoir esprit et, à ce titre, obligé absolument car noblesse oblige », conclut Alain. Débat et enjeu la conscience nous rehausse et nous hisse au niveau d'un réel, à une ontologie reste à définir la situation qui soit capable de réconcilier les ontologies en présence dans cette situation. Échappe-t-on à la conscience morale ? La conscience peut-elle n’être pas morale ? Certes, les immoralistes » condamnent la morale qu’ils jugent mauvaise, mais c'est encore juger au nom d'une norme, ce qui revient à opposer une morale à une autre ! On ne semble donc pas échapper à la dimension morale de la conscience. Kant affirme en ce sens que la conscience morale suit l'homme comme son ombre quand il pense lui échapper ». Cette voix, l'homme ne peut pas éviter de l'entendre. Certes. Mais quelle morale entendre ? Comment définir les valeurs morales ? Le surmoi social et la liberté de conscience. Les préceptes moraux dépendant largement de la culture et de l’éducation, la conscience morale n’est-elle alors qu’un surmoi social ? Non la véritable conscience morale est une capacité de subversion, de critique, c’est une exigence et une inquiétude. On nomme bien inconscients ceux qui ne se posent aucune question à eux-mêmes 14 », note Alain. D’ailleurs, la conscience psychologique et morale n’est jamais aussi vive que dans les moments de crise intérieure, quand tout automatisme devient inutile et que nous hésitons, c’est-à-dire quand nous devons choisir notre conduite Conscience est synonyme de choix », dit Bergson, donc de liberté. Nous choisissons nos ontologies. Morale et moralisme. La difficulté pour la conscience morale est de ne pas verser dans le moralisme donner des leçons de morale, qui consiste toujours à juger autrui plutôt que soi-même. La conscience morale ne doit valoir que pour soi-même La Morale n’est jamais pour le voisin ». Quelle morale choisir ? Cette décision doit être personnelle et se prendre solitairement, en son âme et conscience. Objectif L’élève sera capable de déterminer les rapports de la conscience et de l’inconscient dans le comportement de l’individu. Grâce à la conscience, l’homme parvient à se détacher du monde à la différence de l’animal. Par elle, non seulement il entre en relation avec le monde et les autres mais encore il se saisit comme le sujet des actes qu’il pose. Ainsi, l’homme semble avoir une claire lucidité de ce qu’il est et fait. Mais tous les actes que l’homme pose sont-ils toujours guidés et éclairés par la conscience ? Le sujet humain est-il toujours maître et possesseur de lui-même ? Il ne le semble pas comme l’atteste l’hypothèse freudienne de l’inconscient de sorte que beaucoup de choses lui échappent. Pour Freud en effet, l’essentiel de la vie psychique de l’homme est constitué et déterminé par l’inconscient. Cependant, si on accepte cette théorie freudienne, peut-on encore maintenir l’idée d’un sujet libre et responsable de ses actes ? I- LA CONSCIENCE 1- Qu’est-ce que la conscience ? a Conscience psychologique et conscience morale Le mot conscience vient du latin cum scientia » qui signifie accompagné de savoir ». Etre conscient en ce sens, c’est agir, sentir ou penser et savoir qu’on agit, qu’on sent ou pense. On peut alors définir la conscience comme l’intuition c’est-à-dire la connaissance immédiate qu’a un sujet de son activité psychique, de ses actes, du monde et de lui-même, autrement de ce qui se passe en lui et en dehors de lui. Il s’agit là de la conscience psychologique qu’on divise en conscience spontanée et en conscience réfléchie. La conscience spontanée est l’impression première qui accompagne tous les actes du sujet et par laquelle ces actes sont simplement éprouvés. Autrement, il y a conscience spontanée lorsque la conscience se porte vers l’objet auquel on fait attention à un moment particulier si j’ai faim et je dis j’ai faim », cela montre que je fais attention à ma sensation de faim et que j’en ai ainsi conscience. La conscience spontanée est la simple présence du sujet à lui-même, le simple sentiment de soi ». La conscience réfléchie est le retour critique du sujet sur ce qu’il pense, ce qu’il vit, sent ou fait pour l’analyser. Le sujet a ici conscience d’être conscient ; il porte l’attention sur l’état de conscience lui-même, c’est-à-dire sur ce qui se passe en lui. Il convient par ailleurs de distinguer la conscience psychologique de la conscience morale. Celle-ci est la propriété qu’a l’esprit de porter spontanément des jugements de valeur, c’est-à-dire de distinguer ce qu’il convient ou non de faire. C’est par elle que nous avons une idée du bien et du mal. La conscience morale, c’est ce qui permet à l’homme d’approuver ou de rejeter une situation ou un acte ; c’est elle qui lui permet face à une situation qu’il a trouvée révoltante de s’en indigner et de s’y opposer. C’est aussi elle qui explique le sentiment de faute et les remords qu’on a par exemple quand on a mauvaise conscience ; ou a contrario elle donne une haute estime de soi lorsqu’on a bonne conscience. La conscience morale, c’est cette voix intérieure qui nous détourne de mal agir et nous incite à bien agir. Elle est la condition de la liberté et de la responsabilité inséparables de l’action morale ; autrement, c’est parce que l’homme possède la conscience qu’il peut être considéré comme un sujet libre et responsable de ses actes, donc comme un sujet moral. Dire de l’homme qu’il est libre suppose qu’il est capable, avant d’agir, d’opérer un choix en toute connaissance de cause, en toute conscience ; et c’est parce qu’il est capable d’un tel choix conscient qu’il peut être tenu pour responsable des actes qu’il pose pour celui qui en répond, qui les assume comme siens. Alain 1868-1951 en s’appuyant sur la conception courante qu’on se fait de la conscience, va contester la distinction que nous avons faite entre conscience psychologique et conscience morale. Pour lui la conscience, opposition de soi à soi, retour du savoir sur lui-même, est toujours implicitement morale car elle est décision de penser. Pour Alain ce qu’on appelle conscience spontanée n’est pas véritablement une conscience humaine puisque l’animal en est aussi pourvu. La conscience humaine se reconnaît plutôt dans la capacité qu’a le sujet humain de revenir sur lui-même comme c’est le cas dans la conscience réfléchie. Dans la conscience réfléchie, le sujet prend de la distance par rapport à ce qu’il a fait pour pouvoir l’apprécier, le juger ; c’est en cela que la conscience est opposition de soi à soi. Or, dans la conscience morale, le sujet revient également sur ce qu’il a déjà posé comme acte pour y porter des jugements de valeur. S’il en est ainsi, toute conscience humaine se ramène en définitive à la conscience morale. Ce n’est d’ailleurs qu’à partir du 17e siècle avec Descartes 1596-1650 que le mot conscience auquel était attaché un sens moral comme dans le langage courant, va prendre une autre signification. b Le cogito cartésien Avec Descartes, le sujet pensant devient ce à partir de quoi s’ordonne la vérité et s’organise le savoir. Cela signifie qu’aucune connaissance du monde des objets n’est possible que pour un sujet qui pense et se saisit d’abord comme pensée c’est-à-dire pour une conscience. Sa démarche est fondée sur le doute méthodique qui est un procédé consistant à remettre, par étape, en question tout ce qu’on a admis antérieurement afin d’établir la vérité sur des bases solides. Descartes va ainsi douter de tout de telle sorte que, si une chose résiste au doute, il la considère comme vraie. Il décide donc de douter des sens qui sont trompeurs, des sciences qui comportent des erreurs et de tout ce qui lui vient à l’esprit. Il imagine même un malin génie » qui s’acharne à le tromper. Mais à la fin, il constate qu’il y a une chose qui résiste au doute et aux machinations du malin génie » le fait même de douter qu’il doute, l’évidence de la pensée en acte révélant du même coup son existence. C’est ce qui va lui permettre d’affirmer je pense, donc je suis ». Chez Descartes, la conscience se ramène à la fonction de penser que chacun peut découvrir par sa propre réflexion. Une telle pensée à l’oeuvre est toujours accompagnée du savoir de celui qui pense autrement, quand on pense, quand quelque chose se passe en soi, on en est nécessairement conscient. Cela implique que la conscience de soi est en même temps une connaissance de soi l’individu est transparent à lui-même non seulement parce qu’il pense mais encore parce qu’il a conscience de penser. Cette certitude amène Descartes à faire du sujet une chose pensante » ou une substance pensante » radicalement différente du corps – quoique intimement unie à ce dernier. Il introduit ainsi une dualité entre le corps et l’âme c’est-à-dire la conscience et l’homme ne se définit que par sa conscience, n’existe que dans la mesure où il est conscient de son existence pensante. c Conscience de soi et connaissance de soi La conception cartésienne de la conscience ramène celle-ci à une intériorité propre à l’homme. C’est grâce à une telle intériorité que je sais mieux que quiconque du moins j’en ai l’impression, ce que je pense ou ressens. C’est en cela aussi que je me reconnais comme un sujet unique et que je fais l’expérience de ma solitude radicale. En réalité, je ne prends conscience de moi qu’à partir des autres c’est grâce à eux que je me découvre comme un sujet singulier, que j’ai conscience de moi. Mais avoir conscience de soi signifie-t-il avoir une connaissance de soi ? Si l’on en croit Malebranche 1638-1715, le sentiment intérieur que j’ai de moi-même m’apprend seulement que je suis» ; il ne me montre pas ce que je suis. Le cogito exprime mon existence et non mon essence. D’ailleurs, le fait de vivre sur le mode de la première personne n’implique pas selon Kant, que la conscience soit synonyme d’intériorité. La conscience de soi n’est pas possible sans les choses extérieures au moi. Elle n’est pas une entité intérieure c’est-à-dire une substance au sens cartésien mais ce qui permet à l’homme d’unifier toutes ses représentations ; autrement ce qui lui permet de se distinguer du monde extérieur en rapportant tout à lui-même. Chez Kant, la conscience n’est plus une substance comme chez Descartes, mais une activité ayant une fonction unificatrice. 2- Les fonctions de la conscience a La conscience comme sélection On prend généralement conscience des situations qui exigent un choix. Ainsi dans une tâche où elle est sollicitée, la conscience n’évoque que les souvenirs utiles à l’accomplissement de cette tâche. La conscience est alors attention à l’action et c’est pourquoi Henri Bergson 1859-1941 affirme que toute conscience signifie choix ». On peut donc dire que la fonction première de la conscience est l’adaptation de notre organisme au réel. b La conscience comme synthèse La conscience ne se contente pas de choisir les éléments nécessaires à l’action elle les organise par une activité de synthèse. On distingue ainsi – une synthèse temporelle par laquelle, la conscience qui n’est pas figée dans l’instant présent, unifie le passé au présent en se tendant vers l’avenir. C’est en ce sens que Bergson dit qu’elle est un pont jeté entre le passé et l’avenir ; – une synthèse perceptive par laquelle, la conscience rassemble et organise les données de la perception ; – une synthèse personnelle par laquelle la conscience unifie tous ses états en les rapportant au moi. C’est grâce à une telle synthèse que l’identité personnelle est saisie malgré les changements qui affectent le corps et même le psychisme. Au total, dire que la conscience est synthèse, c’est dire qu’elle n’est pas une simple donnée intérieure mais qu’elle est une activité tournée vers l’extérieur. C’est en ce sens que la conçoit Edmund Husserl 1859-1939. c La conscience comme intentionnalité Tout comme pour Kant, pour Husserl la conscience ne se définit pas par l’intériorité, mais par son rapport au monde. La conscience est toujours visée de quelque chose, orientation vers l’extérieur ; on ne peut ainsi penser la conscience si on lui retire son objet. C’est en ce sens que Husserl affirme que toute conscience est conscience de quelque chose ». Tout cogito sujet pensant porte en lui son cogitatum objet pensé auquel il se rapporte et se distingue. Mon enfance par exemple, dont je me rappelle à l’instant est bien la mienne ; elle n’est pourtant pas totalement moi qui m’y rapporte en ce moment où j’y pense. Husserl dira que la conscience est intentionnalité, c’est-à-dire qu’il existe une distance irréductible entre le sujet et l’objet qu’il vise, même si cet objet est le sujet lui-même. En d’autres termes, la conscience ne coïncide jamais avec elle-même ; elle est fondamentalement ouverture au passé ou au futur. Ainsi, avant d’être instrument d’une connaissance, la conscience est donatrice de sens. En effet, la conscience fait exister le monde pour nous, elle impose et développe tout un réseau de significations autour de nous orientant notre perception du monde. Au total, par la conscience, non seulement l’homme parvient à se saisir comme sujet mais encore à se rendre familier le monde qu’il transforme pour lui conférer une signification humaine. Elle apparaît ainsi comme le guide qui éclaire les actions humaines. Mais elle n’est pas un guide infaillible car elle ne détient pas toute la vérité sur le sens de ses actes. C’est en ce sens que Nietzsche 1844-1900 affirme que nul n’est plus que soi-même étranger à soi-même ». C’est que selon Spinoza 1632-1677 la conscience est fortement déterminée par l’état de notre corps de sorte que sa puissance en dépend. Karl Marx 1818-1883 lui, soutiendra que la conscience humaine n’a pas de réalité en dehors de la société. C’est surtout Freud qui va ébranler la conception traditionnelle de la conscience avec sa théorie de l’inconscient. II- L’INCONSCIENT Dans la conception traditionnelle, l’homme est défini par la pensée consciente c’est-à-dire par une activité psychique où le sujet est censé avoir un contrôle absolu de sa pensée et de sa conduite. A partir de Freud, une telle conception sera remise en cause. Pour lui, la réalité profonde de l’activité psychique est ignorée du sujet car relevant de l’inconscient ; cet inconscient constitue même l’essentiel de la vie psychique et détermine l’homme de part en part. Cependant, que deviennent la liberté et la responsabilité de l’homme s’il est déterminé par l’inconscient ? N’est-ce pas parce qu’il est considéré comme un être conscient et libre qu’on peut le tenir pour responsable de ses actes ? L’inconscient n’est-il pas alors invoqué pour fuir ses responsabilités ? 1- L’inconscient avant Freud Le mot inconscient est habituellement utilisé comme l’adjectif venant d’inconscience. En tant que tel il qualifie au sens psychologique, un être dépourvu de conscience par nature le caillou par exemple ou momentanément sous l’effet de l’anesthésie par exemple et au sens moral, une personne non consciente des conséquences de ses actes l’enfant, le fou ou qui se conduit de façon irresponsable et insouciante en s’écartant des règles établies par la société un père de famille inconscient. Dans la perspective freudienne cependant, l’inconscient est généralement utilisé comme un substantif un nom. Il désigne alors un domaine psychique particulier contenant des représentations pensées, images, souvenirs refoulées, c’est-à-dire repoussées de la conscience. Ces représentations sont régies par des mécanismes propres qui se caractérisent par l’indifférence à la réalité. L’inconscient ignore en effet le doute, la contradiction ou l’interdiction. On peut se rendre compte de cette indifférence à la logique de la réalité dans les rêves qui paraissent décousus, incohérents ou absurdes. En tant qu’adjectif dans cette perspective, l’inconscient renvoie à ce qui échappe à la conscience tout en étant quelque chose que celle-ci peut connaître un désir inconscient par exemple. Même si c’est avec Freud que l’inconscient acquiert le statut de concept, certains philosophes avant lui en eurent l’intuition. Ainsi, alors que Descartes, identifiant conscience et pensée, ne reconnaissait pas l’existence de l’inconscient psychique, Leibniz 1646-1716 admettait l’existence de petites perceptions inconscientes, c’est-à-dire des changements de l’âme dont nous ne nous apercevons pas ». De même Bergson, identifiait l’inconscient à l’oubli par lequel les perceptions et les souvenirs qui ne sont pas utiles à l’action sont chassées de la conscience. Dans tous les cas pour ces philosophes, la conscience demeure l’instance privilégiée, l’inconscient n’est considéré que comme ce qui n’est pas encore conscient ou ce qui ne l’est plus. Seul Nietzsche 1844-1900 soutiendra l’existence d’une pensée inconsciente mettant en question la prétention du sujet à maîtriser grâce à la conscience, ses pensées et ses sentiments. Une pensée, écrit-il à ce sujet, ne vient que quand elle veut, et non quand c’est moi qui veux ». 2- Le psychisme humain selon Freud a Les deux topiques Dans une première élaboration de la théorie de l’inconscient dite première topique, Freud propose de comprendre le psychisme comme la coexistence de trois instances fonctionnelles – le conscient situé à la périphérie du psychisme qui reçoit les informations du monde intérieur et extérieur pour les organiser dans l’intérêt du sujet ; – le préconscient dont les représentations ne sont pas en permanence dans la conscience mais ont toujours la possibilité d’y entrer ; le préconscient est situé entre le conscient et l’inconscient ; – l’inconscient qui est constitué de pulsions qui sont des forces anarchiques orientant l’organisme vers la réduction d’une tension faim, agressivité, libido. De lui-même, l’inconscient est incapable de revenir à la conscience parce qu’une résistance s’y oppose. La résistance est due à la censure qui interdit aux désirs jugés inacceptables par la conscience morale de se manifester. La censure provoque ainsi un refoulement qui est une opération repoussant et maintenant hors de la conscience les représentations liées à une pulsion dont la satisfaction n’est pas compatible avec les exigences morales reçues de l’éducation. Dans une seconde topique, Freud présentera le psychisme comme le lieu d’un conflit permanent et constitué de trois instances – Le Ça, totalement inconscient, est le réservoir des pulsions et des désirs. Il est régi par le principe de plaisir qui pousse le sujet à satisfaire ses pulsions et à supprimer toute excitation pénible ; – Le Moi qui inclut la conscience, cherche à satisfaire les pulsions du Ça tout en tenant compte des conditions imposées par le monde extérieur. Il est régi par le principe de réalité qui le pousse en raison des dangers qu’entraînerait la satisfaction des pulsions et au regard de la réalité extérieure, à résoudre les conflits qui l’opposent au Ça et au Surmoi ; – Le Surmoi qui est formé par l’intériorisation des exigences sociales est la conscience morale, le juge du Moi. En somme, chez Freud, l’inconscient n’est pas simplement le non conscient ; il désigne une réalité positive et dynamique. C’est d’ailleurs parce que l’inconscient est dynamique, c’est-à-dire qu’il produit des effets qui se manifestent, que Freud a été conduit à en construire l’hypothèse. Cette hypothèse s’est avérée féconde car sans elle, les données de la conscience qui sont extrêmement lacunaires, demeureraient incompréhensibles. b Les manifestations de l’inconscient Il se passe en nous dans la vie quotidienne, des choses dont la signification nous échappe nous amenant à dire souvent ça me dépasse, c’est plus fort que moi ». Ce sont là des symptômes de l’inconscient qui ne se manifeste qu’en se déguisant. Si l’inconscient se manifeste ainsi tout en se voilant, c’est parce qu’il est de nature conflictuelle. Ces manifestations sont essentiellement les rêves, les actes manqués et les conduites névro-psychotiques. – Le rêve Le rêve est, selon Freud, la voie royale qui mène à la connaissance de l’inconscient dans la vie psychique ». Le rêve résulte en effet d’un travail d’élaboration au terme duquel les désirs refoulés parviennent à s’exprimer mais tout en se déguisant pour déjouer la censure morale et pour être acceptés par la conscience. En d’autres termes, le rêve est la satisfaction inconsciente et déguisée d’un désir refoulé ». Le rêve possède ainsi un contenu latent c’est-à-dire caché, qui est la source du rêve et un contenu manifeste exprimant de manière symbolique c’est-à-dire plus ou moins voilée le contenu latent. En interprétant le rêve on peut retrouver les pulsions qui en sont la cause. – Les actes manqués Ce sont des actes dans lesquels le résultat visé consciemment n’est pas atteint et se trouve remplacé par un autre de façon inattendue. On y distingue les lapsus de parole dire un mot pour un autre, les ratés de mémoire oublier un nom ou un rendez-vous, les maladresses de l’action renverser un objet. Ce sont des conduites qu’on réussit habituellement et dont l’échec semble dû à l’inattention ou au hasard. Mais Freud montre que ces actes ne sont ni insignifiants ni négligeables. En réalité, l’inconscient profite d’une circonstance favorable pour se manifester en contournant le barrage que fait habituellement la censure. Par exemple le Président d’une Assemblée ouvrant la séance du jour en déclarant je déclare la séance close » manifeste ainsi son ennui inconscient. – Les conduites névro-psychotiques Alors que le rêve et les actes manqués sont pour la plupart des symptômes bénins, il existe d’autres manifestations de l’inconscient qui sont de véritables maladies psychiques la névrose et la psychose. La névrose est une maladie psychique chronique n’impliquant ni infection, ni lésion organique, ni désorganisation de la personnalité et qui s’accompagne pour le sujet d’une conscience douloureuse de son état. Elle s’explique par la situation conflictuelle entre les mécanismes de défense du Moi et les désirs inconscients. Plus précisément, elle est une défense du sujet malade contre des souvenirs intolérables liés à un traumatisme généralement sexuel subi dans l’enfance. La psychose elle, implique une rupture entre le Moi et la réalité puis une reconstruction délirante de cette réalité en fonction des exigences de l’inconscient. Le psychotique est délirant ou autistique mais n’a pas conscience de son anomalie. 3- Critique de la théorie freudienne La théorie freudienne du psychisme est appelée psychanalyse. Celle-ci est une méthode d’investigation et d’interprétation dévoilant le sens inconscient des actions, des pensées et des rêves d’un sujet. Elle aboutit à un traitement médical consistant à transformer l’inconscient pathologique suivant le principe que le retour à la conscience de l’inconscient guérit les troubles mentaux. Freud considérait la psychanalyse comme la troisième révolution majeure après celles de Galilée et de Darwin ébranlant fortement l’idée que l’homme se fait de lui-même dans le monde. La théorie freudienne apprend en effet aux hommes que malgré leur sentiment de liberté, ils ne disposent pas toujours d’eux-mêmes. Mais c’est justement au nom de la liberté essentielle à l’homme que Jean-Paul Sartre 1905-1980 va rejeter la théorie de Freud. Pour Sartre, l’homme est un sujet libre parce que conscient et totalement transparent à lui-même. Toutefois sa conscience qui est liberté, est capable de nier sa propre transparence pour s’installer dans la mauvaise foi. Celle-ci consiste pour le sujet humain à se masquer la vérité dont il est nécessairement conscient, à chercher des excuses à ses actes. C’est ce qui se passe avec l’inconscient tel que l’entend Freud, qui n’est selon Sartre qu’un processus de mauvaise foi. Celle-ci sert généralement d’échappatoire devant la difficulté d’assumer la liberté et apparaît ainsi immorale ; elle est immorale puisqu’elle nie la liberté et du même coup la responsabilité devant nos actes. Freud aurait pu rétorquer à Sartre que ce dernier n’accepte pas sa nouvelle image d’homme et son refus de l’inconscient serait même une preuve de l’existence de celui-ci. Par ailleurs, la théorie freudienne connaît les assauts d’une critique épistémologique c’est-à-dire au plan scientifique de la part de Karl Popper 1902-1994. Car Freud considère la psychanalyse comme une théorie scientifique parce qu’elle a été confirmée par une multitude d’observations. Or, pour Popper, le critère de la scientificité d’une théorie réside plutôt dans la possibilité qu’on a de la falsifier c’est-à-dire de la réfuter. S’il en est ainsi, un tel critère n’est pas applicable à la psychanalyse parce qu’elle fait tout pour ne pas être infirmée, c’est-à-dire tout le contraire d’une attitude scientifique. Si on étudie de près la psychanalyse, on peut se rendre compte qu’elle a réponse à tout sur les actes humains qu’elle interprète pour leur assigner un sens. Voulant tout expliquer, elle finit par être une sorte de fourre-tout servant à expliquer n’importe quoi. A cela on peut ajouter qu’elle est fortement tributaire de l’époque et de la culture de son fondateur alors qu’une théorie vraiment scientifique doit valoir dans tous les temps et tous les lieux. Au regard des critiques éthique de Sartre et épistémologique de Popper, la théorie freudienne semble ne plus payer de mine. Mais est-il juste de dire que la psychanalyse vise à nier la liberté de l’homme ? Et d’ailleurs, le fait qu’elle ne soit pas une science, en fait-il une discipline moins importante dans la culture humaine ? En réalité l’objectif de Freud n’est nullement de nier la liberté mais de montrer les limites de la conscience qui se prétend totalement libre. D’ailleurs, la psychanalyse est avant tout une thérapie visant à guérir certaines maladies pour permettre au patient de reconquérir sa santé et son autonomie, autrement l’exercice plein de sa liberté. Comme l’écrit Paul Ricoeur, la psychanalyse est une guérison par l’esprit, le véritable analyste n’est pas le despote de la conscience malade, mais le serviteur d’une liberté à restaurer. En quoi la cure, pour n’être pas une éthique, n’en est pas moins la condition d’une éthique retrouvée là où la volonté succombe au terrible ». Que la psychanalyse ait des limites sur le plan thérapeutique, c’est à la médicine d’en juger, elle n’en reste pas moins une révolution au sein des sciences humaines par la conception nouvelle qu’elle donne de l’homme. Désormais, pour comprendre l’homme, cet inconnu », il faut compter avec cette théorie inaugurée par Freud. Si elle a suscité des critiques, c’est surtout parce qu’elle a porté atteinte à des vérités sur l’homme longtemps tenues pour indépassables. L’inconscient n’en demeure pas moins le propre de l’homme tout autant que la conscience. La conscience Fiche de revision n°1 La conscience I/ La connaissance de soi doit-elle passer par la conscience de soi? a/ La prise de conscience b/ L’attention c/ Le choix II/ La conscience est-elle une connaissance privilegie de soi? A/ La representation B/ La reflexion C/ La reflexivite III/ La conscience de soi est-elle connaissance objective de soi? I/ La connaissance de soi doit-elle passer par la conscience de soi? a/ La prise de conscience Elle a le pouvoir de conduire a un changement dans notre vie. Quand trouve t’on une prise de conscience chez SOCRATE? 1er degres de la prise de conscience L’experience de l’aporie prise de conscience passive et contrainte; par la rencontre d’un obstacle; elle met en echec la croyance illusoire engendre par l’opinion. Opinion = ignorance+ignorance qui s’ignore elle-meme 2eme degres de la prise de conscience Prendre conscience c’est se dedoubler de la pensee en se mettant a distance de ce que l’on faisait, etait, croyait, sans reflexion? Homme vieux » ou vieux moi » On se place alors au point de vue nouveau ? Homme neuf » 3eme degres de la prise de conscience Prise de distance permanente; humour forme de sagesse, elle permet de mesurer nos limites et d’en rire. b/ L’attention Elle permet non pas de changer quelque chose dans notre vie, mais notre vie en profondeur changer DE vie, changer en passant d’une vie a l’exterieur en passant a une vie qui se cree a partir de soi. La conscience n’est pas seulement prise de distance, elle s’investit aussi dans la realite, dans l’action. Par exemple lorsque je suis consciencieuse je dirige mon action vers un objectif. L’attention c’est un effort de maitrise sur un objectif pour rapporter ce que l’on sait a ce que l’on decouvre et determiner de plus en plus precisement les contours de l’inconnu. cf. texte de Socrate ou il fait preuve lui-meme d’attention. Attention volontaire? Attention spontanee Attention spontanee Les animaux par exemple en font preuve, elle correspond a l’attente du retour dans l’avenir d’un evenement passe. Attention volontaire elle n’est pas la forme la plus reflechie de l’activite de la conscience? donc l’etre conscient risque de se disperse de s’oublier lui-meme dans son activite et donc de se definir seulement par la facon dont il s’investit dans le monde exterieur. Ce qui compte en fait ce sont nos actes dans la mesure ou ils sont intentionnels et maitrise. Ce sont nos qualites et nos defauts qui font ce que nous sommes, mais c’est aussi moi qui fait mes qualites t mes defauts selon que je les ignorent ou les controlent et selon la conscience que j’en ai. Ici ce que je suis c’Est-ce que j’ai reussi a etre, le connaissance de soi devient morale. Praxis? Poesis ARISTOTE Praxis Action ou l’agent se modifie lui-meme en fonction d’un jugement sur la valeur d’un but a atteindre. Poesis Fabrication technique, savoir determiner les moyen de produire une fin on sait juger de la valeur des moyens Les vertus pour etre morales doivent etre issus de la conscience de chaque individu, il faut s’inventer dans chaque situation. Induction= du concret a l’universel, pour SOCRATE le questionnement sur chaque vertu particuliere par exemple qu’Est-ce que le courage? doit mener au questionnement sur la vertu en general, pour lui il n’y a qu’un seul bien. Qu’Est-ce que la vertu? = Connais toi toi-meme », phrase qu’il faut reinventer, SOCRATE lui donne un nouveau sens il s’agit de se realiser sois meme a partir de l’interrogation sur ce que l’on doit etre. On en arrive a une connaissance de soi sur ce que j’ai d’humain, la conscience ou connaissance de l’humanite en soi. Avec l’attention, il s’agit de devenir. La pensee de l’homme reste encore opaque, il doit encore la decouvrir. c/ Le choix Qu’Est-ce que l’etre humain a de different par apport a un etre qui ne l’est pas? Le choix est une puissance de changement, cette fois pour changer la vie, changer le sens de la vie. Que la foule en convienne ou non, quelque soit le sort qui nous est reserve, l’injustice est dans tout les cas pour celui qui la commet un mal et une honte. » Rq – On juge universellement l’intention de l’acte et pas ses consequences – C’est une affirmation universelle-meme si un seul individu est seul a la soutenir Universel? Unanime Dans cette citation on a d’un cote la conscience morale principes moraux et de l’autre la conscience collective/conscience psychologique poids des emotions, des sentiments, ici peur de mourir » D’apres la citation ce choix est un choix qui determine la vie, le sens de la vie. Il s’agit d’offrir le choix d’une autre perspective sur la vie humaine en la referant a des valeurs et a un sens de nature immortelle ou eternelle. Donc en placant au fondement de la vie humaine mortelle une vie immortelle celle de l’ame. II/La conscience est elle une connaissance privilegie de soi? / La representation La conscience rapporte l’homme a lui-meme a sa place dans le monde, mais en meme temps elle l’eloigne de lui-meme pour en faire un etre des lointains ». En effet penser, c’est etre ailleurs. Selon Hegel, l’homme a une double existence, il vit les choses, et il les pensent. Par sa conscience l’homme n’est pas seulement dans la presence, il est aussi dans la representation de lui-meme ou de tout autre objet de penser. Presenter ? Representer Presenter c’est referer a une existence dans un lieu present et dans un temps present ici et maintenant. Representer , c’est presenter une deuxieme fois par la pensee, et non plus dans l’espace et le temps. C’est presenter qqch en son absence quand il n’est plus ou pas encore la. Mais l’imagination reste dans la dependance de la perception, or toute representation ne depend pas de la perception ni de l’imagination. Imagination Capacite de representer les choses en leurs absence. –Sans doute qu’il n’y pas de pensee humaine qui ne s’accompagne pas d’image –Mais toute les pensees ne Sont-elles que des images? Perception ? Representation Le lien entre perception, imagination et entendement c’est la pensee. La pensee Ce dont nous pouvons avoir la representation dans l’esprit Pour DESCARTES il n’y a de pensee que consciente. Conscience capacite a apercevoir nos pensees, leur contenu de facon immediate. Pour DESCARTES il y une independance entre la realite pensante et la realite physique? dualisme cartesien Je ne suis pas seulement loge dans mon corps ainsi qu’un pilote en son navire, mais outre cela…je lui suis conjoint tres etroitement et tellement confondus et mele que je compose comme un seul tout avec lui. » DESCARTES Meditation Metaphysiques VI . Du point de vue ordinaire JE SUIS un corps, du point de vue reflechis J’AI un corps. / La reflexion La reflexion est le retour de l’esprit sur ses pensee en les reconnaissant pour siennes. Exemple l’emotion avec la peur, au depart c’est l’araignee qui est effrayante puis lorsque plus tard je repense a cette experience je me rend compte que c’est MOI qui est ete effrayee. Lettre cursive 2 extrait des Meditations Metaphysique de DESCARTES 1 Nous avons acces a nos id la realite exterieure que par le monde interieur de nos idees, or nous avons des idees aussi bien quand nous revons que lorsque nous percevons, donc nos idees a elles seules ne permettent pas de distinguer le reve de la realite. La realite pourrait etre un reve cf. argument baroque. Pourtant nous avons un instinct naturel qui nous permet de ressentir la realite donc Qu’Est-ce qui nous permet de remettre en doute cela? 2Selon DESCARTES sur quelles connaissances ne peut on s’appuyer et pourquoi? La perception sensible voir ex du Soleil. Autre exemple la platitude. Il y a une contradiction entre ce que nous percevons par les sens et l’explication scientifique. Et pourtant cette contradiction ne nous permet pas de nous debarrasser de cette perception illusoire car elle nous trompe et elle ne peut cesser de nous tromper. Les inclinations naturelles, spontanee elles nous disent qu’il y a une realite hors de nous, elles nous font passer de l’idee de chose reelles a l’affirmation irreflechis qu’elles existent hors de nous. Autre inclination le sentiment qu’il faut fuir la douleur et rechercher le plaisir. La connaissance rationnelle elle meme ce n’est pas habituel, de plus DESCARTES s’en sert pour demontrer sa these. Il affirme pourtant que les theories scientifiques nous les avons invente alors qu’elle sont sense dire ce qu’est la realite. On accede alors a la realite la plus concrete par ce qu’il y a de plus abstrait Les Mathematiques. Mais il y a une difference entre la perception de la lumiere par exemple et sa realite physique, les equations mathematiques ne ressemblent pas aux couleurs que nous percevons. Psychologiquement la lumiere est une QUALITE et non une QUANTITE. 3 Sur quelles connaissances s’appuie t’il au contraire, et pourquoi? ? Connaissance de l’esprit lorsque l’on a une idee, on l’a vraiment. L’expression interiorite est trompeuse, car elle renvoie par opposition a un interieur or cette interiorite ne se situe pas dans un espace. L’interiorite c’est seulement ce qui reste dans la pensee une fois que l’on a suspendu toute reference exterieur a l’esprit pensant. Elle joue un role de REPLIS par apport a tout ce qui est trompeur ou plus generalement par apport a tout ce qui est autre que nous. Elle joue egalement un role de reference point fixe par apport auquel tout le reste est en mouvement. Dans son interiorite l’homme est un concepteur d’univers. c/ La reflexivite ? Le doute cartesien je doute donc je pense donc je suis. je pense donc je suis » extrait du discours de la methode. Quelle est cette existence? ’est une existence pensante a partir du moment ou elle se pense. C’est la premiere certitude, mais c’est la plus pauvre. C4est tout de meme la certitude ultime qui subsiste lorsque tout le reste est douteux. Reflexivite capacite qu’a la conscience de se prendre elle meme et ses actions pour objet, de se dedoubler en conscience connaissante. III/ La conscience de soi est elle connaissance objective de soi? -Nous avons acces a nous meme par l’introspection. -Se rendre compte que la verite du monde exterieur depend de la verite du monde interieur -La reflexivite nous apporte la premiere certitude ere critique Notre pensee peut s’exprime aux autres avant meme que nous la saisissions nous meme. La logique de nos propres actions peut nous echapper alors que d’autres la comprendrons tres bien conduite d’echec ou amoureuse par exemple 2eme critique Nous somme obscure a nous meme, nous avons a decouvrir progressivement une realite exterieure. Nous devons distinguer le moi c’est la personnalite concrete et le je sujet conscient actif. La perception interieure a un desavantage, il lui manque l’objectivite de la perception exterieure, il lui manque l’espace. Or l’espace nous permet d’avoir plusieurs point de vue en meme temps. On ne peut pas etablir de repere objectif a partir de sa seule experience interieure. Si la conscience de soi se reduit au sentiment interieur de ses propres etats et de leurs succession alors nous ne pouvons fixer cette realite pour en faire un objet d’observation. La conscience n’est connaissance de soi qu’en empruntant des elements de description objective a l’observation du monde exterieur cad dire j’ai eprouve telle tristesse… » La conscience, du latin cum scientia » accompagné de savoir, différencie l’Homme des animaux et nous permet d’avoir connaissance de nos états, de nos actes et de nos valeurs morales, nous permet de nous sentir exister, d’être présent nous même. Ainsi, on a l’idée sur nous même d’une identité qui nous est propre à chacun. Cependant, la conscience étant la seule constitutive de notre identité, sommes nous réellement objectifs sur nous même? Faut-il se méfier de sa conscience? Sommes nous réellement ce que nous avons conscience d’être? Pouvons nous voir clair en nous même? Ainsi, on peut tout d’abord dire que dune part la conscience ne peut pas nous tromper puis que la conscience que j’ai La conscience de so ou avait toujours existée peut nous tromper s OF rell se en doute et enfin nnée, comme si elle avoir si la conscience à savoir si celle ci n’est pas d’abord une illusion. La conscience de soi est un sujet très traité par les philosophes, notamment sur la fait de savoir si celle ci n’est en fait qu’une simple création de la société dans laquelle nous vivons. De cette manière Descartes définit la conscience comme la base de la philosophie, la seule réelle certitude. En effet, Descartes cherchait à refonder une philosophie moderne et pour cela il recherchait une verité certaine qui puisse servir de base pour refonder entièrement la connaissance. Ains Swipe to Wew next page Ainsi, il exerça un doute radical sur toutes les idées présupposées de l’ancienne philosophie. Lorsqu’il exerce ce doute radical, il prend conscience de l’acte qu’il est en train d’effectuer il pense qu’il doute. Ainsi, il peut donc affirmer je pense ». II passe de la conscience de l’acte à la conscience du sujet de l’acte c’est MOI qui suis en train de penser, la conscience lui permet de asser du sujet de l’acte à l’existence du sujet j’ai conscience d’exister en pensant, Je pense, je suis ». Ainsi, la conscience de soi est une certitude, elle est centrée sur elle même on ne peut pas douter de sa conscience car celle ci est une intuition certaine, une évidence, elle est première, fondamentale. Elle est directement reliée à notre pensée, transparente à elle même. Il semblerait qu’elle ne puisse rien nous cacher et surtout que rien qu’elle ne nous montre ne soit faux puisque ce qu’elle capte est directement retransmis à notre esprit sans intermédiaire. La onscience me dit sur moi ce qui correspond à ma réalité. Elle fidèle à notre intériorité. On peut ainsi douter des autres et du monde extérieur mais pas de soi même. Si la conscience n’était pas fiable, elle nous mentirait sur le bien fondé de nos actions par rapport au monde extérieur. Cependant, il nous est possible de nous remettre en question, de peser le bien et la mal de nos actions c’est la conscience morale, la faculté à juger ses pensées, ses actions en fonction des valeurs du bien et du mal. Cette faculté à se remettre en question provient de la fonction de dista 0 du bien et du mal. Cette faculté à se remettre en question provient de la fonction de distance de la conscience, car sans distance comment évaluer les conséquences de nos actes? Il faut absolument avoir du recul, pouvoir se projeter, anticiper. Ainsi, la conscience morale semble être le mécanisme de la conscience qui nous permet de se recentrer pour nous diriger vers ce qui semble être le meilleur. La conscience constitue donc une sorte de juge » digne de confiance auquel on peut se référer. Cependant, cette faculté difère d’un individu à l’autre, la voix morale intérieure propre à chacun semble universelle, mais ertains choisissent cependant de ne pas en tenir compte. En effet, chaque être humain sait que le meurtre est un acte interdit, mal, mais il existe tout de même des criminels. Ces criminels savent evidemment d’après leur morale que cet acte est mauvais, mais ils ont décidé de transgresser leur conscience morale. Après avoir commis des actes, nous les jugeons, on prend conscience des actes, on analyse notre être, nos pensées, nos idées etc.. Cela est possible grâce à la fonction de réflexion de la conscience. Cela correspond au fait d’être capable de introspecter, c’est à dire regarder à l’intérieur de soi, cela permet la critique de soi par soi même. Cette conscience réflexive permet d’analyser une situation à partir des situations auxquelles nous avons déjà fait face. Cela n’est possible que grâce à la fonction unificatrice de la conscience qui lie différentes perceptions et les rapporte à un même sujet qui les pense tou de la conscience qui lie différentes perceptions et les rapporte un même sujet qui les pense toutes. Notre esprit fait la synthèse de toutes les perceptions passées et présentes, retient les erceptions antérieures et constitue ainsi la mémoire. Ainsi, l’expérience acquise par ces perceptions permet d’anticiper l’avenir. Comme disait Bergson, la conscience est mémoire et anticipation ». En mathématiques, faire une moyenne de beaucoup de données permet de donner une seule donnée plus précise. Ainsi la conscience de la même manière fait la somme de toutes nos perceptions pour donner une seule et même perception qui se rapproche au plus de la réalité, qui est précise, mathématiquement cela implique que la conscience ne peut pas nous tromper sur nos sens de par la multitude de données raitées à la fois. Ainsi la conscience semble être une valeur sure pour nous donner une image de la réalité, sa transparence, sa distance par rapport au sujet ainsi que sa fonction de réflexion nous permettent de penser qu’il est impossible qu’elle ne nous trompe. Cependant, cela semble correspondre à notre propres réalité, est- il possible qu’en fait tout cela ne soit qu’une illusion? Le premier principe de la philosophie pour Socrate est l’injonction » connais toi toi même ». Cette pensée peut se définir à l’époque par le fait de connaitre sa place dans le monde, la nature humaine a une ertaine place dans l’univers, un rôle qui lui est propre mais IHomme ne doit pas tomber dans l’ubris, c’est à dire dans la démesure car il est excessif. L’ubris fait 4 0 doit pas tomber dans l’ubris, c’est à dire dans la démesure car il est excessif. L’ubris fait que IHomme veut toujours être et avoir plus que ce qu’il n’est et a. Si l’Homme se connaissait réellement, pourquoi tomberait-il dans l’ubris? La conscience n’est elle pas justement sensée nous limiter à ce que nous sommes en mesure de faire Certains philosophes remettent en cause le cogito de Descartes, ui implique que la conscience de soi est une intuition, une vérité certaine innée à chacun. Ainsi de cette manière, Hume dans son Traité de la nature humaine s’oppose à cette idée. En effet, il explique que si la conscience de soi était acquise sur la base de fortes impressions, celles ci devraient rester inchangées jusqu’à la fin de notre vie Si une impression donne naissance à l’idée du moi cette impression doit nécessairement demeurer la même, invariablement pendant toute la durée de notre vie » car le MOI » est un sujet du latin subjicere placé sous placé sous les actions ui est le même en toute situation. Le moi c’est être sujet de ses actes, se penser comme une seule et même personne à travers des temps différents. Or, Hume explique qu’aucune impressions ne reste inchangée ou assez forte tout le long dune vie. Aucune impression n’étant invariable et inchangée, ce qui semblerait être la base de la conscience de soi est brisé donc la conscience de soi n’existe pas d’après lui. Pour Hume, il n’y a pas d’identité du moi car I’Homme change constamment. Dans le monde moderne, la connaissance de soi revient au fait de connaître ses change constamment. e connaître ses limites, ses défauts, ses qualités, ses aspirations etc.. Comme le disait Socrate dans son injonction Connais toi toi même » personne ne peut connaître quelqu’un plus que cette personne ne le peut. La conscience est vue comme une condition nécessaire à la recherche de sens et de vérité. La connaissance de soi se fait par soi même, on est plus à même de se connaître soi même que n’importe qui. Cependant, somme nous réellement objectifs avec nous même? Des problèmes théoriques surviennent quant au fait de ne se connaître que par soi même. Il y a pas de subjectivité car les sujets se confondent le sujet qui se fait connaitre et celui qui est connu, la fonction de distance est insuffisante pour une réelle remise en question complète de soi même par soi même. Le fait que des proches nous énoncent des défauts dont nous nous ne rendons pas compte confirme ce dire on ne veut parfois pas s’avouer ce qui semble être un problème dans notre être. par exemple, on peut nous reprocher d’être extremement dépensier, de ne pas avoir de limite en ce qui concerne l’argent alors que ma conscience ne m’a pas fixé de limites. Certains de nos actes/pensées peuvent nous paraître tout à fait louables et sans problèmes moraux, mais du point de vue du monde extérieur ils peuvent être mal perçus. La nature humaine nous pousse à renier ce qui est mauvais chez nous car la critique, même constructive, est toujours blessante, comme le disait Sartre l’ L’enfer c’e 6 0 car la critique, même constructive, est toujours blessante, comme le disait Sartre l’ L’enfer c’est les autres, car ils jugent sans arrêt ». Ainsi, la conscience ne permet pas une totale connaissance de soi et peut nous tromper car du point de vue personnel elle eut nous transmettre des Idées/actes qui correspondre à notre réalité cependant du point de vue extérieur ceux ci peuvent être complètement vus autrement. L’identité d’une personne est relative selon les personnes qui la jugent. Nos jugements et visions du monde peuvent être plein d’erreurs. On se ment souvent à soi-même, on laisse parler notre ego,on se fait donc des illusions sur notre personne. Il semblerait donc que la conscience de soi ne soit pas vraiment fondée, que celle ci ne soit qu’une illlusion de notre société et surtout que ci elle existe elle ne soit pas réellement fiable de par e manque d’objectivité dont elle fait preuve. Mais si tout cela est vrai, ne suis-je pas même tout à fait autre que ce que j’ai conscience d’être? Qu’est ce qui me dit que ce que je suis et fait n’est décidé que de mon propre chef? La conscience n’est pas pure transparence à soi, les véritables raisons qui me poussent à agir m’échappent souvent. On se demande souvent après avoir fait quelque chose pourquoi est ce que j’ai fait ça? . En 1983, Benjamin Libet va faire une expérience, il va montrer grâce à l’imagerie médicale que certains gestes effectuent avant même que le cerveau niait ordonné de le faire. Ainsi, cela pose la question de quelque chose autre que la conscience qui ordonné de le faire. Ainsi, cela pose la question de quelque chose autre que la conscience qui guiderait nos actions. Freud donne une explication à cela. En effet, il pose l’existence d’un inconscient qui influencerait notre psychique conscient. La conscience se trouve ainsi dépossédée de sa toute puissance de décision, elle ne peut plus être prise comme le modèle du pure vérité car il semblerait que celle ci ne soit plus seule actrice dans nos choix. La première topique représentation spatiale de ce qui n’est pas spatialisable de Freud sur l’inconscient est le retour du refoulé ». Le refoulement est un processus inconscient qui consiste chasser hors de la conscience des scènes traumatisantes, des pensées ou désirs que nous rejettons pour des raisons morales ou car la vérité est trop dure à supporter ou ne nous satisfait pas. Ce désir est alors chassé du conscient car trop dur à supporter, il est alors placé dans l’inconscient où il est établit une censure qui l’empêche de revenir au conscient. Cependant, ce refoulement eut se manifester inintentionellement de manière soit normale soit pathologique. De manière normale qui est le cas chez la grande majorité des sujets , ce refoulement s’exprime à travers les lapsus, les actes manqués, les oublis ou encore dans le rêve qui permet de décharger la tension psychique, comme une soupape de sécurité qui passerait inaperçu pour la conscience. Il semble donc que la conscience ne sache pas tout, et que notre point de vue soit alors biaisé car nous n’ayions accès que au contenu de la conscienc B0 et que notre point de vue soit alors blaisé car nous n’ayions ccès que au contenu de la conscience. Le deuxième topique de l’inconscient de Freud implique que l’inconscient est une force psychique active, avec des pulsionns, résultat d’un conflit intérieur entre les désirs le ça qui cherchent à se satisfaire et l’instance parentale le surmoi qui impose des règles le moi doit réussir prendre des décisions en prenant en compte les désirs du ça et les règles du surmoi. Ainsi, nos décisions ne sont pas vraiment décidées par notre conscient mais par notre inconscient. La connaissance de soi par soi même est donc impossible uisque les sujets se confondent. Cependant, une solution s’offre pour régler ce problème nous pouvons faire appel à une connaissance objective, un tiers, un médiateur. La connaissance de soi nécessite une relation pédagogique une sorte de maître » qui nous apprend à vivre, il ne doit y avoir aucun attachement pour que l’objectivité sur le sujet soit totale. De nos jours, ce maître s’apparenterait à un psychologue. un psychologue est une personne qui décrypte les sentiments, personnalités de patients par le biais de sciences humaines apprises à l’école. Cependant, haque sujet se définit par sa singularité, on a tous un soi différent. En appliquant des théories trop générales à des cas singuliers on peut rater la singularité du sujet, les sciences humaines sont trop réductrices, basées sur des observations générales. Ainsi, la connaissance de soi reste problématique, si l’on fait appel à un tier comme un psy l’on fait appel à un tier comme un psychologue, qu’est ce qui me dit que ce qu’il m’apprend sur moi même n’est en fait pas du tout réel? II se peut que je sois totalement autre que ce qu’il me dit que je suis. Les sciences humaines peuvent complètement enverser la réelle identité d’une personne. Ainsi, la connaissance de soi reste problématique, la conscience semble à la fois digne de confiance et pourtant tellement incertaine. Il semblerait même que celle ci ne soit pas du tout celle qui me dise qui je suis et qui guide mes actions. Comme le disait Saint Augustin, L’homme est à la fois le plus proche et le plus éloigné de lui-même. » , c’est à dire que nous sommes à la fois complètement persuadés de l’indubitabilité de la véracité de notre conscience, et à la fois nous pouvons être complètement ors de la véritable réalité.

la conscience de soi est elle trompeuse